Je vais parler d'une chose un peu moins agréable que l'amour... Les choix. Vous
savez, ce moment ou plusieurs opportunités, plusieurs possibilités
s'offrent à vous, mais que vous ne savez pas du tout quoi faire. Ce
moment où, dans votre esprit, cela devient comme dans votre chambre à
coucher : le marché de Bagdad. Des gens hurlent dans tous les
sens, vous vous faites bousculer, le soleil frappe, vous ne savez plus
où vous êtes, ni où vous allez. On vous tire d'un côté, de l'autre, on
essaie de marchander avec vous. Prendrez vous les babouches les moins chères mais les moins jolies, ou les plus chères mais les plus solides...?
Vous allez me dire, prendre les deux paires est aussi une solution comme une autre, si on a de quoi. Mais ensuite, la culpabilité nous ronge ! Ai-je bien fait ? Maintenant je ne peux pas m'offrir de boubou ! Ensuite, la fin de votre voyage sera un désastre. Vous penserez sans arrêt à ce choix tellement stupide, mais tout de même tellement important à vos yeux. Et puis vous arriverez à la conclusion que quoi qu'il advienne, même si vous aviez fait le choix totalement opposé, vous vous seriez senti tout aussi nul. Vous vous dites que vous n'auriez rien du prendre du tout, et que l'affaire aurait été classée. FAUX ! Vous auriez été encore plus mal. Vous seriez vraiment passé à côté de quelque chose. Alors conclusion, existe t-il le BON choix ? Nous nous en voudrons toujours pour quelque chose, aussi futile soit notre histoire. Évidemment, la difficulté des choix peut monter crescendo :
- Je porte quelle robe pour cette p*tain de soirée à laquelle je n'ai pas envie d'aller ?
- Je la ferme ou je donne mon avis ?
- De gauche ou de droite ?
- Libre arbitre ou déterminisme ?
- Rêver ou vivre ses rêves ?
Vous ne voyez toujours pas ? Je vais vous aider : vous connaissez le coup de l'ascenseur ? Mais oui ! Vous savez, quand il y a pas mal d'étages et/ou que vous êtres pressés. Vous appuyez sur le bouton d'appel et vous attendez. Après seulement quelques instants, vous vous demandez si prendre les escaliers ne serait pas plus rapide. Mais d'un autre côté, vous marmonnez que vous n'avez pas déjà attendu 10 secondes pour rien et que ce serait dommage de les gâcher ! Puis face à ce cruel manque de patience (un mal bien humain), vous vous jetez sur les escaliers. Et c'est généralement lorsque que vous vous êtes décidé à prendre les escaliers que l'ascenseur s'ouvre enfin et que vous êtes comme un con.
Quoi qu'on en dise, c'est cela, la vérité : nous
avançons sans arrêt dans l'obscurité. Chaque jour, à chaque seconde, nous
devons choisir. Même quand vous marchez simplement dans la rue, vous
faites des choix, pour la plupart inconscients. Je passe quel pied en
premier, je marche à quelle vitesse, je tourne à droite ou à gauche...? Ou quand vous désirez faire avancer votre relation avec votre crush et que vous vous
demandez si c'est le moment opportun pour l'embrasser. Si cela ne l'était pas, prévoyez une écharpe pour ne pas attraper un rhume après avoir reçu un énorme vent.
En
somme la vie est comme une pièce sombre dans laquelle vous marchez,
pieds nus. Faites très attention aux légos qui trainent par terre, cela
peut être assez douloureux. Pousser un cri en pleine nuit alors que tout
le monde dort n'est sans doute pas une très bonne initiative.
Bien
sûr, il faut profiter de la vie et ne pas s'arrêter sur de telles
c*nneries comme disent certains, avancer tête baissée. Cependant il faut
faire attention aux rencontres inopinées. Bref, si vous n'arrivez
plus à dormir, si vous n'arrivez plus à penser, si vous n'arrivez plus à
savoir où vous en êtes et surtout qui vous êtes, demandez de l'aide.
Des conseils peuvent toujours être très utiles. Voilà, c'était ça mon conseil à moi.
Pour conclure ce petit texte aussi mal rédigé qu'inutile, je voudrais quand même préciser une chose d'une très
grande importance dont vous devez vous souvenir quoi qu'il arrive :
C'est déjà bien d'avoir le choix.